La prévention contre la maladie d’Alzheimer : les grands principes
Environ 1 million de personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer en France. Grâce aux avancées de la recherche, il a été prouvé que cette affection neurodégénérative peut être prévenue. Si certains facteurs de risques comme l’âge ou la génétique ne peuvent être modifiés, d’autres dépendent directement de nos habitudes quotidiennes. Bouger, bien s’alimenter, entretenir ses capacités cognitives et préserver ses liens sociaux constituent les piliers d’une prévention efficace. Zoom sur les grands piliers de la prévention contre la maladie d’Alzheimer.
L’activité physique, un rempart contre le déclin cognitif
Marcher, jardiner, faire du vélo… L’activité physique a aussi des bienfaits sur notre cerveau. En effet, plusieurs études se sont penchées, depuis les années 2000, sur le lien entre activité physique et santé cognitive. Ces enquêtes montrent qu’une activité physique régulière, pratiquée plusieurs fois par semaine, favorise le développement de nouveaux neurones et stimule la circulation sanguine dans le cerveau.
Lutter contre la sédentarité permet donc de limiter les risques de développer une affection neurodégénérative. Le plus important : viser à la régularité plutôt qu’à l’intensité. 30 minutes par jour suffisent, à condition de bouger un peu tous les jours, en faisant du vélo, de la natation, de la danse, de la marche, du bricolage… Ces moments d’activité offrent souvent l’occasion de sortir de chez soi, ce qui renforce également le bien-être mental, et peuvent aussi être bénéfiques pour la vie sociale.
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Alimentation et sommeil, des alliés souvent sous-estimés
Notre alimentation a une influence directe sur la santé de notre cerveau. Une alimentation équilibrée, riche en nutriments essentiels, en fibres, en vitamines, en bons gras, est essentielle au bon fonctionnement cérébral. Légumes verts, poissons gras, huile d’olive, fruits frais sont donc à consommer quotidiennement pour une bonne santé générale.
Le sommeil, souvent négligé, est tout aussi crucial. Les troubles du sommeil, fréquents avec l’âge, devraient donc être pris au sérieux et discutés avec un professionnel de santé si nécessaire. Dans tous les cas, des insomnies, des difficultés à s’endormir ou des réveils nocturnes doivent alerter, en particulier après 65 ans ou lorsqu’on vit seul.
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Stimuler son cerveau et cultiver ses relations sociales
Lire, apprendre une nouvelle langue, jouer aux échecs ou s’adonner à des activités manuelles comme le tricot : toutes ces activités sollicitent le cerveau et entretiennent sa plasticité. En effet, une stimulation mentale régulière, combinée à des interactions sociales, réduit les risques de déclin cognitif. Les jeux de société, les discussions en famille ou entre amis, les voyages offrent des occasions de rester actif intellectuellement tout en renforçant les liens affectifs.
Les activités sociales jouent un double rôle : elles stimulent la mémoire et l’attention, tout en protégeant contre l’isolement, un facteur de risque reconnu pour les maladies neurodégénératives. Participer à des clubs, des ateliers ou des associations permet de maintenir des relations sociales, ce qui contribue à préserver l’équilibre émotionnel et cognitif.
Que peut-on faire en tant que proche ou aidant ?
En tant qu’aidant, vous pouvez jouer un rôle important dans la prévention de la maladie : en maintenant les relations avec votre proche, en l’encourageant à adopter de bonnes habitudes et tout simplement en partageant ensemble des moments agréables.
Il est également important de rester à l’écoute des besoins et des limites de chacun. Les changements d’habitudes peuvent être difficiles à vivre pour certaines personnes, tandis que d’autres auront du mal à supporter le caractère de leur proche ou auront la sensation d’être envahies dans leur espace privé. Tout est affaire de bienveillance et d’équilibre. Si vous êtes inquiet pour un proche ou un parent, privilégiez avant tout le temps de qualité passé ensemble : c’est le meilleur moyen de prévention que vous puissiez mettre en place.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Quels sont les premiers signes de dégénérescence cognitive à surveiller ?
Les premiers signes incluent des oublis répétés de conversations récentes, des difficultés à accomplir des tâches du quotidien (comme préparer un repas) ou des changements d’humeur inexpliqués. Ces symptômes ne signifient pas nécessairement qu’il s’agit d’Alzheimer, mais ils doivent motiver une consultation médicale, en particulier s’ils sont accompagnés d’autres problèmes de santé connus.
Peut-on prévenir la maladie d’Alzheimer à tout âge ?
Les mesures de prévention sont bénéfiques à tout âge et pas uniquement sur le cerveau. Par exemple, une personne de 50 ans qui commence à marcher régulièrement et à surveiller son alimentation en retirera des avantages immédiats pour sa santé globale, tout en réduisant ses risques de déclin cognitif plus tard. Cependant, même après 70 ans, ces habitudes peuvent ralentir l’évolution de certains symptômes si la maladie est déjà présente.
Sources
- Prévenir la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées
- Les principes de prévention de la maladie d’Alzheimer
- Peut-on prévenir Alzheimer ? Fondation Vaincre Alzheimer
© iStock
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