Peut-on vraiment agir sur sa longévité ?
Après l’essor de l’activité physique intensive, puis des techniques plus douces comme le Pilates ou le yoga, le secteur du bien-être prend un nouveau virage : celui de la récupération et de la longévité. L’idée ? Allonger l’espérance de vie en bonne santé, en d’autres termes : vivre plus longtemps et vivre mieux. Comment ? Compléments alimentaires qui promettent une nouvelle vie, spas nouvelle génération, régimes et soins du corps, difficile de naviguer entre les sollicitations du marché du bien-être. Peut-on vraiment agir sur notre longévité ?
Ce que la science dit de la longévité
Des avancées récentes en biologie du vieillissement ont permis de mieux comprendre les mécanismes en jeu et l’un des éléments les plus marquants de ces découvertes, c’est l’influence de notre environnement et de nos habitudes. Aujourd’hui, le consensus scientifique estime qu’une grande partie de notre vieillissement peut être influencée par des facteurs sur lesquels nous pourrions agir, comme l’alimentation, le sport ou la santé mentale. On ne peut pas arrêter le temps, mais quelques bons réflexes pourraient freiner certaines horloges.
L’idée est donc : la longévité en bonne santé se construit pas à pas au fil des jours. Sur un point, les spécialistes sont unanimes : les mesures les plus efficaces sont souvent les plus simples comme l’arrêt du tabac, la réduction de la consommation d’alcool ou le maintien d’un poids stable. Cependant, un véritable marché s’est créé, avec de nouvelles entreprises qui proposent régulièrement leurs services et conseils. Du jeûne intermittent aux compléments d’antioxydants en passant par la cryothérapie, le marché de la longévité ne manque pas de propositions alléchantes et plus ou moins sérieuses.
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Gadgets ou véritables leviers ?
Si toutes ces approches ne se valent pas, certaines attirent de plus en plus, à l’instar de la contrast therapy. Cette méthode ancestrale consiste à alterner la chaleur d’un sauna avec un bain froid. Cependant, la communauté scientifique s’accorde à dire que si elle n’est pas nocive pour l’organisme, elle ne présente pas non plus d’avantages particuliers pour la santé.
La consommation de compléments alimentaires, si elle est supervisée par un professionnel de santé, peut être bénéfique dans certains cas, mais une personne en bonne santé doit pouvoir trouver dans son alimentation tous les nutriments nécessaires à l’organisme. Les vitamines et probiotiques en vente libre sont d’ailleurs limités en concentration : ils ne se substituent pas à un régime alimentaire équilibré, et n’ont donc qu’un impact limité sur notre santé et notre longévité.
Quant aux régimes alimentaires spécifiques, aux cures de jus ou de bouillons, leurs bénéfices sont jugés modestes et ne sont visibles qu’après plusieurs années. Le régime méditerranéen, par exemple, riche en acides gras essentiels, en poissons, en fruits et légumes frais, a des effets bénéfiques sur la santé, s’il est maintenu pendant plusieurs années et que les écarts restent rares (un à deux par semaine).
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Peut-on vraiment agir sur son espérance de vie ?
L’espérance de vie dépend de nombreux facteurs sur lesquels nous ne pouvons pas nécessairement agir. S’il existe une part de génétique, il est possible d’agir sur d’autres facteurs comme l’exposome, l’hygiène de vie, l’activité physique et la vie sociale, mais il est difficile d’évaluer l’impact de ces actions sur la longévité.
La réponse se situe plutôt dans la prévention de vrais risques de santé : maladies cardio-vasculaires, cancers, santé mentale… L’idée n’est pas tant de prolonger l’existence que de limiter le développement de maladies graves et/ou chroniques et donc de permettre à l’organisme de rester longtemps en bonne santé. En consultant son médecin régulièrement, en s’assurant que son hygiène de vie respecte l’organisme, on peut favoriser une meilleure santé, pour plus longtemps.
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