Ozempic : c’est quoi, ce médicament qui fait maigrir ?

Nutrition Ozempic : c’est quoi, ce médicament qui fait maigrir ?

Ozempic : c’est quoi, ce médicament qui fait maigrir ?

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En bref : L’Ozempic (sémaglutide) est un médicament autorisé en France uniquement pour traiter le diabète de type 2, mais il est aussi très populaire aux Etats-Unis pour ses effets sur la perte d’appétit, qui peuvent entraîner une perte de poids significative. Pourtant, des effets secondaires dangereux existent : sa prescription est donc encadrée en France et réservée aux patients diabétiques. 

L’Ozempic est un traitement contre le diabète de type 2, qui a pour effet secondaire la réduction de l’appétit et le ralentissement de la digestion. Il n’en fallait pas moins pour que le tout Hollywood s’en empare comme un traitement miraculeux pour la perte de poids.  Ce médicament suscite à la fois fascination et interrogations. Comment agit-il ? Quels sont ses effets, ses risques, et dans quel cadre peut-on y avoir recours en France ? 

L’Ozempic : un médicament détourné de son usage initial

L’Ozempic est un médicament injectable en voie sous-cutanée, développé pour traiter le diabète de type 2. Il contient du sémaglutide, une molécule qui imite l’action d’une hormone : la GLP-1. Cette hormone joue un rôle clé dans la régulation de la glycémie et de la sensation de faim. Ce médicament permet aux patients atteints de diabète de type 2 de mieux contrôler leur taux de sucre dans le sang et d’éviter les hyperglycémies, qui peuvent être dangereuses. Pourtant, c’est un autre effet qui a retenu l’attention : une perte de poids marquée chez de nombreux utilisateurs.

Cette découverte a rapidement dépassé le cadre médical. Des témoignages de célébrités ont contribué à populariser l’Ozempic comme une solution rapide pour maigrir. En France, ce médicament n’est pas autorisé en dehors du traitement du diabète, sauf dans des cas très spécifiques d’obésité sévère. L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de santé (ANSM) rappelle que son usage doit rester strictement médical, sous peine de mettre sa santé en danger.

La demande croissante pour l’Ozempic a entraîné des pénuries, privant des patients diabétiques de leur traitement, alors que celui-ci leur est vital. Résultat : les contrôles ont été renforcés et les autorités sanitaires rappellent régulièrement que les médicaments ne sont pas des produits de consommation comme les autres. 

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Des effets spectaculaires sur l’appétit

Le mécanisme d’action de l’Ozempic est double. D’une part, il stimule la sécrétion d’insuline lorsque la glycémie est élevée, aidant ainsi à réguler le taux de sucre dans le sang. D’autre part, il réduit la sensation de faim et augmente la sensation satiété. Concrètement, les personnes qui prennent ce médicament ont tendance à manger moins, car elles se sentent rassasiées plus rapidement et plus longtemps.

Les études cliniques ont montré des résultats significatifs. Dans le cadre du traitement du diabète, les patients ont perdu en moyenne 5 à 10 % de leur poids corporel sur une période de 6 à 12 mois. Une autre étude, centrée sur la perte de poids chez des personnes non diabétiques mais en situation d’obésité, a révélé une perte moyenne de 15 % du poids initial après 68 semaines de traitement. 

Cette perte de poids n’est pas magique. Elle s’accompagne souvent d’une modification des habitudes alimentaires, parfois involontaire, car le médicament peut provoquer des nausées ou une aversion pour certains aliments. Par ailleurs, les effets ne sont pas toujours durables : une fois le traitement arrêté, une partie du poids perdu peut être reprise, surtout si les changements d’hygiène de vie ne sont pas maintenus.

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Les effets secondaires et les risques à connaître

Si l’Ozempic peut sembler séduisant pour celles et ceux qui cherchent à perdre du poids, ses effets secondaires ne sont pas anodins. Les plus fréquents sont d’ordre digestif : nausées, vomissements, diarrhées ou constipation. Ces symptômes apparaissent généralement en début de traitement et peuvent s’atténuer avec le temps, mais ils restent inconfortables et, dans certains cas, suffisamment sévères pour entraîner l’arrêt du médicament.

Au-delà des troubles digestifs, l’Ozempic comporte d’autres risques. Parmi eux, celui d’hypoglycémie, surtout lorsqu’il est associé à d’autres antidiabétiques. Les hypoglycémies peuvent provoquer des malaises, des sueurs, des tremblements, voire une perte de connaissance dans les cas les plus graves. Un suivi médical régulier est donc indispensable pour ajuster les doses et surveiller les éventuelles interactions médicamenteuses.

Des effets plus rares provoquent des problèmes pancréatiques, des calculs biliaires ou des troubles rénaux. 

Un cadre de prescription strict en France

En France, l’Ozempic est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire. Il ne peut être délivré en pharmacie que sur présentation d’une ordonnance. Son utilisation est réservée aux patients atteints de diabète de type 2, chez qui les autres traitements n’ont pas donné de résultats suffisants. Le traitement doit être surveillé par un professionnel de santé habilité à traiter le diabète : médecin-traitant, endocrinologue… 

D’autres médicaments, basés sur la même molécule, peuvent être prescrits pour lutter contre l’obésité chez les adultes présentant un IMC supérieur ou égal à 30, ou un IMC supérieur ou égal à 27 avec au moins une comorbidité. Cependant, ces traitements ne sont pas anodins : ils peuvent altérer la qualité de vie, compromettre certains projets comme une grossesse. 

En d’autres termes, l’Ozempic n’est pas un produit minceur. Son utilisation en dehors du cadre médical expose à des risques importants. 

Perte de poids durable : l’importance d’une approche globale

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Si l’Ozempic peut sembler une solution rapide, les professionnels de santé s’accordent à dire qu’il ne doit pas être considéré comme une solution miracle. La perte de poids durable passe avant tout par une hygiène de vie équilibrée, adaptée à son âge et à son état de santé. 

L’approche médicale est souvent pluridisciplinaire : 

  • Médecin généraliste, pour le suivi global, notamment en cas de cholestérol ou risques cardio-vasculaires
  • Nutritionniste ou diététicien, pour le rééquilibrage alimentaire
  • Activité physique sur ordonnance si besoin
  • Endocrinologue, dans le cas où un traitement est nécessaire
  • Chirurgien digestif, si une chirurgie bariatrique est prescrite. 

Sources et références

Haute Autorité de Santé (HAS) – Stratégie thérapeutique du patient vivant avec un diabète de type 2

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) – Ozempic (sémaglutide) : un médicament à utiliser uniquement dans le traitement du diabète de type 2

Assurance Maladie – Diabète de type 2 : traitements et suivi

Étude STEP sur le sémaglutide et la perte de poids – New England Journal of Medicine (2021).

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