Dénutrition chez les seniors : quels risques, quels moyens de prévention ?
En bref : les seniors sont particulièrement concernés par la dénutrition, car l’évolution du métabolisme avec l’avancée en âge favorise la perte d’appétit. La dénutrition a souvent des causes multiples, médicales ou non, et augmente le risque de chute, de fractures et de perte d’autonomie. Pour la prévenir, il faut maintenir trois repas par jour, y ajouter éventuellement des collations et des compléments alimentaires.
L’avancée en âge fait évoluer le métabolisme : après 60 ans, il est normal que l’appétit baisse. Mais les besoins nutritionnels, eux, ne baissent pas. Si les apports sont insuffisants, cela peut causer des problèmes de dénutrition. Quels sont les risques pour la santé ? Quels moyens de prévention existent ?
Les causes de la dénutrition chez les seniors
La dénutrition concerne plus de deux millions de personnes en France, dont la moitié est âgée de plus de 76 ans. Elle se manifeste par une perte d’appétit, à l’origine d’un déséquilibre nutritionnel qui pousse l’organisme à puiser dans ses réserves pour faire face aux dépenses énergétiques. La dénutrition se manifeste souvent par la perte de poids, pas toujours visible, car elle cible d’abord les muscles et non les tissus adipeux. Même en surpoids, il est possible de souffrir de dénutrition.
Les causes de la dénutrition sont souvent multiples. L’avancée en âge produit naturellement une baisse de l’appétit et une altération du goût et de l’odorat. Le fait de vivre seul peut aussi jouer un rôle dans la prise ou non des repas. Certaines maladies favorisent la dénutrition :
- Les problèmes bucco-dentaires, qui affectent la capacité à mastiquer et déglutir
- Les troubles cognitifs : stress, anxiété, dépression, démences, maladie d’Alzheimer…
- Les infections grippales…
Enfin, certains médicaments modifient le goût et peuvent altérer l’appétit, jusqu’à causer une perte de poids spectaculaire. C’est le cas de l’Ozempic, un antidiabétique qui coupe la faim et bloque l’absorption des graisses alimentaires. Lorsqu’ils produisent ces effets secondaires, ces traitements doivent être adaptés et des solutions doivent être proposés par l’équipe médicale qui les a prescrits.
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Quelles sont les conséquences de la dénutrition ?
La dénutrition a de nombreux effets délétères sur la santé physique et mentale, en particulier chez les seniors. L’organisme qui en souffre puise dans ses réserves et réduit donc la masse musculaire. Ce phénomène, couplé à la sarcopénie – une baisse naturelle du tonus musculaire, liée à l’avancée en âge -, cause une perte de mobilité qui peut rapidement devenir handicapante.
La dénutrition entraîne donc des troubles de la marche et peut causer des chutes, des fractures et favoriser la perte d’autonomie. Elle est aussi à l’origine de fortes fatigues, de troubles de l’immunité et peut aggraver les symptômes dépressifs.
Le principal danger est que la dénutrition peut passer inaperçue pendant plusieurs mois. Le seul indicateur fiable est la perte de poids : lorsqu’elle devient importante (plus de deux ou trois kilos), non contrôlée et rapide, il est nécessaire de consulter son médecin-traitant pour trouver des solutions.
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Prévenir la dénutrition
La dénutrition ne touche pas que les super seniors. C’est aussi un risque important pour les jeunes retraités, qui doivent s’habituer à un nouveau rythme de vie.
Le plus important est de maintenir trois repas quotidien, en s’assurant de consommer des aliments riches en nutriments :
- Oeufs
- Poissons
- Viandes
- Laitages
- Féculents
- Légumes secs
- Légumes frais
- Fruits…
A ces trois repas, peuvent s’ajouter une à deux collations par jour. La variété aide à retrouver de l’appétit : ajouter épices, condiments, sauces aux plats peut aider à prendre plus de plaisir pendant les repas. Dans tous les cas, il faut éviter les régimes amincissants. Si un aliment est interdit pour raisons médicales, il faut trouver une alternative avec le médecin.
Si malgré tout, une perte de poids est observée, le médecin peut recommander :
- Un suivi avec un diététicien, pour s’assurer que les repas correspondent aux besoins nutritionnels du patient
- Des compléments alimentaires riches en calories et protéines pour atteindre les besoins quotidiens.
Sources :
pour-les-personnes-agees.gouv.fr
© iStock
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