Il n’est jamais trop tard pour démarrer une rééducation périnéale !

Santé Il n’est jamais trop tard pour démarrer une rééducation périnéale !

Il n’est jamais trop tard pour démarrer une rééducation périnéale !

| 4 min de lecture

On pense souvent à la rééducation périnéale pour les jeunes mères, mais prendre soin de son périnée est important tout au long de la vie, pour les hommes comme pour les femmes. Que ce soit pour atténuer des fuites urinaires, améliorer le confort au quotidien ou prévenir la descente d’organes, la rééducation périnéale offre des bénéfices concrets, même des années après les premiers signes d’affaiblissement.

Quand faut-il s’inquiéter pour son périnée ?

En-dehors du post-partum, certains signaux doivent alerter et motiver un rendez-vous chez le médecin pour évaluer si le plancher pelvien est fragilisé :

  • Fuites urinaires, même légères
  • Sensation de pesanteur pelvienne
  • Ménopause précoce
  • Toux chronique
  • Pratique intensive de sports à impact : volley, course à pied, foot…

Pour les hommes, un simple suivi par le médecin à partir de 65 ans peut suffire. Cependant, en cas de troubles urinaires, érectiles ou suite à une intervention, il faudra suivre une rééducation en bonne et due forme.

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Comment se déroule la rééducation périnéale ?

La rééducation périnéale doit commencer par un bilan réalisé par un kinésithérapeute ou une sage-femme. En effet, le périnée est un muscle complexe, sur lequel reposent beaucoup de muscles et d’organes. Il est donc nécessaire, avant de démarrer des exercices, de comprendre les antécédents du patient et d’effectuer un examen local. Le professionnel de santé va évaluer la tonicité des muscles, leur capacité à se contracter et à se relâcher correctement ainsi que les éventuelles douleurs et tensions. Dans certains cas, d’autres examens peuvent être prescrits : bilan urodynamique, recherche d’infections urinaires…

Les séances peuvent prendre différentes formes. Les méthodes manuelles permettent au praticien d’évaluer directement la bonne contraction du périnée. Il est aussi possible d’utiliser une sonde, couplée à un biofeedback, qui permet au patient d’observer sur un écran l’intensité de ses contractions et relâchements. D’autres méthodes reposent sur la respiration hypopressive et le repositionnement correct des abdominaux pour solliciter le périnée en douceur en travaillant sur la posture.

La durée et le nombre de séances varient selon les besoins. En moyenne, une dizaine de rendez-vous suffisent pour observer des améliorations significatives, mais certains cas nécessitent un suivi plus long. L’important est la régularité : comme pour toute rééducation musculaire, les progrès dépendent de la fréquence des exercices et de leur bonne exécution. Le professionnel donne généralement des consignes à reproduire chez soi, entre les séances, afin de renforcer les effets du travail en cabinet.

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Les bons gestes à adopter au quotidien

Notre périnée a plusieurs “ennemis”, qu’il faut éviter au quotidien. Les toux chroniques, le port de charges lourdes (y compris un bébé ou un jeune enfant !), la pratique de sports à impact, la constipation peuvent fragiliser le périnée. La première chose à faire pour préserver le muscle sera d’éviter les activités à risques au quotidien et de soigner les toux, les troubles digestifs ou urinaires. Améliorer sa posture peut aussi aider à réduire les pressions inutiles sur le périnée et répartir efficacement son poids sur ses appuis.

En cas d’activités plus intenses, le kinésithérapeute peut aider à trouver le bon moyen de contracter son périnée pour limiter les conséquences néfastes. Cependant, chaque réponse adoptée dépend du patient : c’est pourquoi il est essentiel de faire le point avec un professionnel de santé avant qu’il n’y ait trop de problèmes.

Les hommes aussi sont concernés par la rééducation périnéale

La rééducation du périnée ne s’adresse pas qu’aux femmes : les hommes sont aussi concernés par des problèmes d’incontinence, des troubles de la sexualité ou des interventions chirurgicales qui rendent une rééducation périnéale nécessaire. Certaines opérations de la prostate, par exemple, peuvent affaiblir les muscles pelviens qui devront être renforcés avec une rééducation adaptée.
D’autres troubles peuvent apparaître avec l’avancée en âge. En effet, après 65 ans, la tonicité musculaire diminue progressivement et peut favoriser l’apparition de fuites urinaires. Là encore, la rééducation périnéale s’impose pour retrouver un meilleur contrôle des mictions et une meilleure qualité de vie.

Pour les hommes comme pour les femmes, il est important de ne pas considérer ces troubles comme une conséquence inévitable du vieillissement. Tous ces symptômes peuvent souvent être résolus ou atténués, grâce à une rééducation adaptée. Par ailleurs, il n’est jamais “trop tard” pour démarrer : les résultats d’une bonne rééducation s’observent à tout âge de la vie et quel que soit le stade des symptômes !

Questions fréquentes sur la rééducation périnéale

Faut-il une ordonnance pour commencer une rééducation ?

Une prescription médicale est nécessaire pour bénéficier d’un remboursement par l’Assurance maladie. Cependant, certains kinésithérapeutes ou sages-femmes acceptent de réaliser un bilan sans ordonnance, à condition que le patient prenne en charge lui-même les frais. Mais le mieux reste de suivre le parcours de soins coordonnés en consultant en priorité son médecin-traitant. Celui-ci pourra prescrire des séances, sans limite de nombre.

Combien de temps faut-il pour voir des résultats ?

Les premiers effets se font généralement sentir après quelques séances, à condition que les exercices soient reproduits régulièrement à domicile. Cependant, la durée nécessaire pour observer une amélioration significative varie selon l’ancienneté des troubles et la régularité de la pratique. Certains patients constatent un mieux-être en quelques semaines, tandis que d’autres ont besoin de plusieurs mois pour retrouver une tonicité satisfaisante.

Peut-on faire sa rééducation seul, sans professionnel ?

Bien que des exercices simples puissent être réalisés à la maison, il est préférable d’être accompagné par un spécialiste, au moins au début. Un kinésithérapeute ou une sage-femme peut corriger les mauvaises postures, adapter les mouvements aux besoins spécifiques de chacun et éviter les erreurs qui pourraient aggraver les problèmes. Une fois les bases acquises, il est possible de poursuivre seul, en suivant les consignes données lors des séances.

Source : Assurance maladie

© iStock

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