Médicaments non utilisés : comment limiter le gaspillage ?

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Médicaments non utilisés : comment limiter le gaspillage ?

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Chaque année, des tonnes de médicaments terminent leur course dans les poubelles ou les toilettes, alors qu’ils pourraient être évités ou recyclés. Ce gaspillage représente un coût financier considérable pour le système de santé, sans compter son impact environnemental. Pourtant, des solutions existent pour réduire ce gaspillage à la source et chez soi.

Plus de 500 millions d’euros de médicaments jetés chaque année

La principale source de gaspillage des médicaments n’est pas la péremption, mais leur non-consommation. En effet, plus de 40% des médicaments rapportés en pharmacie ne sont pas périmés et doivent rejoindre le circuit de traitement et de recyclage. 69% de ces médicaments ne sont délivrés que sur prescription médicale. Les médicaments les plus fréquemment retournés sont les antalgiques (paracétamol, tramadol), les laxatifs (macrogol, lactulose) et les antibiotiques (amoxicilline, amoxicilline/acide clavulanique).

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Les causes du gaspillage : conditionnement, durée de conservation et prescriptions

Plusieurs facteurs expliquent pourquoi autant de médicaments finissent inutilisés. Le premier tient au conditionnement lui-même. Les boîtes contiennent souvent plus de comprimés que nécessaire pour un traitement donné. Par exemple, un antibiotique prescrit pour cinq jours peut être vendu en boîte de dix ou quinze doses. Une fois le traitement terminé, les comprimés restants sont rarement réutilisés et finissent par expirer.

Les habitudes de prescription entrent aussi en ligne de compte. Certains médecins prescrivent par défaut des quantités standardisées sans toujours adapter précisément la posologie aux besoins réels du patient. Résultat : des stocks s’accumulent dans les armoires à pharmacie domestiques sans que personne n’y touche pendant des mois.

La durée de conservation limitée joue également un rôle. Les dates de péremption incitent à jeter des médicaments encore intacts mais dont la date est dépassée, même si certains restent efficaces bien au-delà – sous réserve d’un avis médical ou pharmaceutique compétent. Cette précaution sanitaire a toutefois ses limites : elle pousse parfois à se débarrasser prématurément de produits encore utilisables.

Enfin, l’automédication contribue à ce phénomène. Acheter des médicaments sans ordonnance pour anticiper d’éventuels maux peut sembler pratique sur le moment… jusqu’à ce qu’on réalise qu’on ne s’en servira jamais vraiment.

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Comment limiter le gaspillage à la maison ?

Si le gaspillage doit être limité en amont, grâce à des prescriptions médicales adaptées et un meilleur conditionnement des produits, on peut aussi agir en tant que patient.

Par exemple, en vérifiant ses stocks de médicaments avant de se rendre à la pharmacie, on s’assure de ne prendre que ce dont on a besoin. Il est aussi important de communiquer avec son médecin-traitant, qui peut adapter la posologie d’un traitement pour optimiser les achats.

Si vous avez acheté plus que nécessaire, rapportez les médicaments non utilisés en pharmacie. En revanche, ne donnez jamais vos propres produits directement à un autre patient, même s’ils ne sont pas sur ordonnance.

Sources : France Mutualité 

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