Prévenir les cancers : comment et pourquoi ?
Les cancers sont responsables de près de dix millions de décès par an, en faisant la deuxième cause de décès dans le monde. Pourtant, de plus en plus de cancers peuvent être prévenus et guéris s’ils sont pris à temps. Pourquoi et comment les prévenir ? Quels facteurs de risques surveiller ?
La prévention contre le cancer : un essentiel dans la lutte contre la maladie
Les cancers sont des maladies au long cours qui résultent de facteurs de risques internes et externes. Même si le risque zéro n’existe pas, près de 40% des cancers pourraient être évités grâce à la prévention.
La plupart des facteurs de risques extérieurs concernent nos habitudes de vie : tabagisme, consommation d’alcool, alimentation… Il existe toutefois d’autres facteurs de risques difficiles à éviter, car liés à l’avancée en âge ou à l’histoire familiale. En effet, certaines mutations génétiques augmentent le risque de développer certains cancers. Il est alors important de suivre les recommandations de dépistage et de suivi médical. La plupart des cancers sont précédés de stades bénins dont la prise en charge précoce permet de limiter les risques de développer une forme maligne. Leur surveillance joue un rôle essentiel dans la prévention.
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Que faire au quotidien pour limiter les risques de cancer ?
Le premier facteur de risque des cancers est le tabagisme : près de 20% des cancers pourraient être évités grâce à l’arrêt du tabac. Même quelques cigarettes occasionnelles augmentent considérablement le risque. Près d’une vingtaine de cancers peuvent être causés par le tabagisme. En arrêtant de fumer, vous vous protégez de nombreux cancers et vous protégez vos proches : le tabagisme passif est en effet responsable de plus d’un millier de décès par an.
L’alcool est le deuxième facteur de risque de cancer, même à faible dose, et probablement un des plus méconnus. Il est difficile d’évaluer une quantité minimum à partir de laquelle l’alcool augmente le risque de cancer. Le mieux est de garder une consommation occasionnelle ! Dans tous les cas, une consommation maîtrisée ne doit pas dépasser dix verres par semaine, soit deux verres par jour maximum, pas tous les jours.
S’il n’existe pas d’aliments anti-cancer, une alimentation trop grasse, sucrée ou salée peut être à l’origine de cancers, surtout quand elle est associée à un surpoids ou une obésité. Les aliments suivants doivent être limités :
- Les viandes rouges : pas plus de trois fois par semaine
- Les charcuteries : jambon cru, saucisson, pâtés… ces plats sont trop gras et trop salés pour une consommation quotidienne
- Le sel
- Les sucres
- Les matières grasses.
Privilégiez les viandes blanches, les poissons, les œufs, l’huile d’olive, les fruits et légumes et n’hésitez pas à consulter un nutritionniste pour faire le point sur votre alimentation.
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Les risques de cancers au travail
Certains métiers sont particulièrement exposés à des substances cancérigènes : les agressions répétées favorisent l’apparition de cellules cancéreuses. Les personnes travaillant dans l’industrie, le nucléaire, la santé ou la recherche sont souvent en contact avec des rayonnements ionisants. Il est alors essentiel de respecter les recommandations de sécurité et de veiller au bon état des équipements. De même, l’exposition à certains matériaux comme l’amiante ou le radon est reconnue comme un important facteur de risque de cancers. Récemment, il a aussi été démontré que l’utilisation de pesticides peut augmenter le risque de cancer. Il est donc essentiel pour les travailleurs régulièrement exposés à des substances nocives d’en parler à leur médecin-traitant et de respecter scrupuleusement les règles de sécurité : équipement protecteur, durée d’exposition limitée…
Quelle surveillance médicale pour prévenir les cancers ?
Le suivi médical en prévention du cancer dépend en partie de vos antécédents personnels, familiaux et professionnels. Il est toutefois recommandé, même en l’absence historique :
- De consulter un dermatologue tous les 2 à 5 ans pour surveiller l’évolution des grains de beauté
- De consulter un gynécologue une fois par an pour un dépistage du cancer du col de l’utérus et un examen général
- De faire une mammographie à partir de 50 ans, tous les deux ans
- De faire un dépistage du cancer colo-rectal à partir de 50 ans.
Sources : Assurance Maladie, Fondation pour la recherche contre le cancer, Tabac Info Service
© iStock
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